BIOLOGIE HUMAINE (Term. SMS)

Sujets d'annales 2005


Session Juin 2005 - Métropole

  1. Partie 1: Digestion des protéines alimentaires
  2. Partie 2: Synthèse de l'insuline
  3. Partie 3: Hérédité du diabète sucré

Les protéines représentent 12 à 18 % de la masse corporelle totale d'un individu. Elles ont une base structurale commune mais des rôles très divers. On se propose d'étudier différents aspects du rôle et de l'utilisation des protéines dans l'organisme.
    I/ DIGESTION DES PROTEINES ALIMENTAIRES (5 points)
  1. Reporter sur la copie les légendes correspondant aux numéros 1 à 16 du document 1, qui représente un schéma de l'appareil digestif.
    Réponse Schéma de l'appareil digestif :
    1 = glandes salivaires / 2 = foie / 3 = vésicule biliaire / 4 = canal cholédoque / 5 = intestin grêle / 6 = appendice / 7 = anus / 8 = rectum / 9 = colon ou gros intestin / 10 = pancréas / 11 = pylore / 12 = estomac / 13 = cardia / 14 = oesophage / 15 = pharynx / 16 = cavité buccale

  2. Différentes expériences ont été menées afin de mieux comprendre certains aspects de la digestion des protéines. Des prélèvements effectués pendant la digestion et à différents niveaux du tube digestif ont permis d'obtenir les résultats consignés dans le tableau du document 2.
  3. On réalise une étude expérimentale de la digestion du blanc d'oeuf par la pepsine gastrique. Le principal constituant du blanc d'oeuf est une protéine, l'ovalbumine. Dans des tubes à essais, on place des flocons de blanc d'oeuf coagulé. On les soumet à différentes conditions expérimentales. Le tableau du document 3 précise le contenu de chaque tube, les conditions expérimentales et les résultats obtenus.
  4. On réalise une étude expérimentale de la digestion du blanc d'oeuf par la pepsine gastrique. Le principal constituant du blanc d'oeuf est une protéine, l'ovalbumine. Dans des tubes à essais, on place des flocons de blanc d'oeuf coagulé. On les soumet à différentes conditions expérimentales. Le tableau du document 3 précise le contenu de chaque tube, les conditions expérimentales et les résultats obtenus.
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    II/ SYNTHESE DE L'INSULINE (2,5 points)
    A l'aide des acides aminés distribués, les cellules de l'organisme vont réaliser des synthèses de protéines. Ainsi, certaines cellules pancréatiques vont pouvoir produire une hormone : l'insuline.
  1. Donner la définition d'une hormone.
    Réponse Définition d'une hormone:
    Une hormone est une substance chimique sécrétée par une glande endocrine, et véhiculée par le sang jusqu'aux cellules-cibles, sur lesquelles elle agit via un récepteur spécifique.

  2. Nommer les cellules responsables de la synthèse d'insuline, ainsi que les structures pancréatiques auxquelles elles appartiennent.
    Réponse Les cellules du pancréas responsables de la synthèse d'insuline sont les cellules béta des îlots de Langerhans.

  3. Préciser l'action de l'insuline.
    Réponse L'action de l'insuline:
    L'insuline est une hormone hypoglycémiante. Elle favorise la pénétration et le catabolisme du glucose dans les cellules. Au niveau des hépatocytes et des myocytes elle stimule la glycogénogenèse, c'est-à-dire le stockage du glucose. Au niveau des adipocytes, elle favorise la lipogenèse, c'est-à-dire la mise en réserve des tirglycérides.

  4. Le document 5 représente un fragment d'ADN correspondant à une portion de gène responsable de la synthèse de l'insuline.
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    III/ HEREDITE DU DIABETE SUCRE (2,5 points)
    Le diabète sucré se définit comme étant un état d'hyperglycémie permanente. Certaines formes de diabète sucré sont dues à un dysfonctionnement du gène codant l'insuline et sont donc héréditaires. Le document 7 montre l'arbre généalogique d'une famille dont certains membres sont atteints de diabète sucré.
  1. Préciser si l'allèle responsable de la maladie est dominant ou récessif. Justifier la réponse.
    Réponse L'allèle responsable de la maladie est récessif.

    Justification : les enfants 12, 13 et 16 sont atteints, ils possèdent donc au moins un allèle responsable, et cet allèle provient d'un des parents 7 ou 8. Si cet allèle était dominant, le parent concerné serait aussi atteint, ce qui n'est pas le cas. L'hypothèse est donc fausse, l'allèle est récessif.

  2. Préciser si l'allèle est porté par un autosome ou par un chromosome sexuel. Justifier la réponse.
    Réponse L'allèle est porté par un autosome.

    Justification :
    - si l'allèle était porté par le chromosome X, il serait transmis aux garçons 5, 6 et 7 de la mère 2 atteinte. Ces garçons seraient alors diabétiques, ce qui n'est pas le cas.
    - si l'allèle était porté par le chromosome Y, il n'y aurait pas de femme atteinte.

  3. Donner le génotype des individus 7, 8, 14, 15 et 16. Justifier la réponse.
    Réponse Convention : On note D l'allèle sain dominant, et d l'allèle muté (responsable du diabète) récessif.

    Les individus 7 et 8: ils sont sains, mais transmettent l'allèle responsable du diabète à leurs enfants. Ils sont donc de génotype D//d.
    Les individus 14 et 15: ils sont sains, donc possèdent au moins un allèle D. Le 2ème allèle peut être D ou d, cahun de leur parent possédant ces 2 allèles. Comme on ne connait pas encore leur descendance, rien ne permet de conclure. Leur génotype est D//D ou D//d.
    Le sujet 16: il est diabétique, et est donc homozygotepour l'allèle d puisque celui-ci est récessif. Son génotype est d//d.

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